Au fil des semaines...

Le mercredi 26 septembre 2018

Communiqué de presse

Les tout-petits une fois de plus oubliés
par tous les partis politiques

LA VOLONTÉ DE PROMOUVOIR LES SAINES HABITUDES DE VIE EN MILIEU SCOLAIRE PREND L’ALLURE D’UN MIRAGE

Laval, le 26 septembre 2018 — Une fois de plus, la campagne électorale qui s’achève a permis de mettre en lumière le manque d’intérêt flagrant des quatre principaux partis à l’égard des jeunes et de leur santé actuelle et future, et en particulier en ce qui concerne les enfants du préscolaire.

Des orientations boiteuses

Depuis 15 ans, le mot d’ordre au ministère de l’Éducation se résume à faire bouger, bouger, et encore bouger.
Il est facile de faire bouger les jeunes dans un cadre scolaire. Il est par contre beaucoup plus ardu de les influencer au point qu’ils fassent eux-mêmes le choix de pratiquer une quelconque activité physique lorsqu’ils se retrouvent seuls et doivent occuper leurs temps libres.
Les promesses électorales des quatre grands partis pour promouvoir les saines habitudes de vie se résument à une heure d’activité physique par jour, des récréations supplémentaires, des programmes, des activités parascolaires, des jeux dans la cour d’école, des sandwichs, une deuxième carte soleil, et l’abolition d’examens qu’on juge « trop stressants » en éducation physique.
En éducation, la mode est au plaisir, aux slogans accrocheurs, aux vedettes sympathiques, mais nullement aux contenus d’enseignement.
À l’heure actuelle, l’éducation à la santé passe inexorablement par une surmultiplication des occasions de bouger, et ce, avec l’assurance que les écoliers vont y prendre part, les apprécier, et nécessairement se construire des habitudes. Mais on oublie que la mission première de l’école québécoise devrait d’abord s’orienter vers une meilleure formation.
L’État — comme les familles — doit assumer sa part de responsabilité dans la lutte contre la sédentarité chez les jeunes observée ces deux dernières décennies. Il ne peut pas éternellement se soustraire de son obligation de créer un environnement favorable à leur épanouissement.

Des effets conséquents

Les plus récentes données recueillies par Statistiques Canada démontre que l’approche basée presque exclusivement sur la promotion du « bouger à tout prix », jusqu’ici privilégiée par les élus, a eu peu d’effets sur les pratiques et habitudes de nos jeunes d’âge scolaire. Pendant dix ans, les chiffres n’ont pas changé. Seulement un enfant sur trois pratique une activité physique au moins une heure par jour.
Sans parler d’un échec, on devra tôt ou tard admettre que la seule promotion de saines habitudes de vie auprès des jeunes n’est pas garante d’effets positifs sur leurs habitudes.
Dans une société où l’on insiste quotidiennement sur l’importance d’adopter un mode de vie sain et actif, il est inconcevable que les enfants du préscolaire n’aient pas droit à des cours d’éducation physique comme tous les autres jeunes du Québec.
De toutes les écoles primaires québécoises, une école sur trois n’offre toujours pas les deux heures d’éducation physique suggérées par le ministère de l’Éducation.

Trop simple, semble-t-il

En 2006, le ministère de l’Éducation ajoutait 90 minutes par semaine de temps de classe à l’horaire de tous les écoliers du primaire afin de permettre aux écoles de leur offrir un minimum de deux heures d’éducation physique et à la santé.
Depuis cette annonce, les enfants du préscolaire passent eux aussi 90 minutes de plus à l’école sans recevoir le moindre cours supplémentaire. Parfois, ils ont droit à une plus longue période pour le dîner, parfois à une récréation supplémentaire à l’extérieur, parfois à du bricolage en compagnie d’une éducatrice ou d’une surveillante, etc.
Tous les partis ont multiplié les promesses électorales totalisant quelques dizaines de milliards de dollars. Pour une infime partie des fonds que l’on prévoit dépenser, l’ajout de 90 minutes d’éducation physique à l’horaire des tout-petits du préscolaire constituerait un bel investissement — et non une dépense! — pour ragaillardir notre plus grande richesse : la jeunesse québécoise.
L’instauration de cours d’éducation physique pour tous les jeunes du Québec deviendrait ainsi l’approche la plus efficace et démocratique qui soit puisqu’elle placerait tout le monde sur un pied d’égalité sur le plan des apprentissages moteurs, que l’on soit riche ou pauvre, grand ou petit, habile ou moins habile.

Le Comité d’action ÉPS est formé de bénévoles, éducateurs physiques et parents, qui militent depuis l’an 2000 pour la mise en place d’un ensemble de solutions visant à inciter les jeunes à adopter de saines habitudes de vie. Au fil des ans, de nombreux organismes officiels liés aux mondes de la santé et de l’éducation, de même que des municipalités, ont appuyé officiellement ses démarches.

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Source :
Yves POTVIN
Porte-parole du Comité d’action ÉPS

Le mercredi 19 septembre 2018

Publication d'une 4e vidéo

Nous venons de mettre en ligne notre quatrième vidéo dénonçant l'absence de cours d'éducation physique pour les enfants du préscolaire.

Nous n'avons toujours reçu aucune réaction du côté des principaux partis. Est-ce étonnant? Pas le moindrement du monde, hélas! Malgré le silence, nous vous invitons à insister dans vos écoles, dans les conseils d'établissement, auprès du ministère de l'Éducation, etc., afin que le message finisse par aboutir au bon endroit...


Le lundi 17 septembre 2018

Publication d'une 3e vidéo

Nous venons de mettre en ligne notre troisième vidéo dénonçant l'absence de cours d'éducation physique pour les enfants du préscolaire. Évidemment, les politiciens des principaux partis n'ont toujours pas réagi.


Le dimanche 9 septembre 2018

Publication d'une 2e vidéo

Nous venons de mettre en ligne dans les réseaux sociaux une deuxième vidéo portant sur l'absence de cours d'éducation physique pour les enfants du préscolaire.

On s'implique... On partage s.v.p.!


Le jeudi 6 septembre 2018

Publication d'une 1re vidéo dans les réseaux sociaux

Nous venons à l'instant de mettre en ligne dans les réseaux sociaux une première vidéo insistant sur la nécessité pour quelque parti politique que ce soit de s'engager à offrir des cours d'éducation physique à tous les enfants du préscolaire, comme ce qui est le cas pour tous les autres jeunes du Québec (primaire, secondaire et collégial).

Faites-la connaître... Partagez-là!


Le mercredi 2 septembre 2018

Publication d'un article

Avec comme toile de fond les élections générales au Québec, nous avons publié un article dans La bande sportive E.P.S., et repris dans les médias sociaux, dénonçant l'attitude plus que désinvolte des politiciens en général quant à leur implication dans le dossier de la santé des jeunes.

Lire l'article intitulé: "Le mirage de la santé à l'école.

N'hésitez pas à le partager à tous vos contacts! C'est pour une bonne cause... ;)

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