Sommaire de toutes nos interventions

On reconnaît maintenant la pertinence de nos démarches. Même si elles sont nombreuses, elles ne sont pas terminées. Loin de là! En voici un résumé.

Dépôt officiel d’une pétition de 13441 signatures à l’Assemblée nationale en juin 2001 par la députée péquiste Lyse Leduc;
élaboration de campagnes de mobilisation auprès du public visant principalement le MÉLS;
envoi de lettres à différents conseils d’établissement et comités de parents du Québec;
représentations auprès d’associations professionnelles du secteur de la santé et de conseils municipaux;
collecte de nombreux appuis officiels des mondes de la santé, scolaire et municipal;
nombreuses rencontres avec les différents ministres de l’Éducation et attachés politiques;
publication d’un Plan d’action soumis à maintes occasions au Gouvernement du Québec;
tenue de trois conférences de presse;
participation régulière à des reportages et émissions dans les différents médias télévisés, radiophoniques et écrits;
publication de communiqués de presse et de lettres ouvertes dans le quotidien La Presse;
publication d’un site Web destiné au grand public;
participation à la consultation sur le livre vert, en prévision de la publication d'une Politique nationale du sport, du loisir et de l'actitivé physique (qu'on attend toujours...);
dépôt officiel d'une autre pétition électronique, cette fois en faveur d'un temps obligatoire en éducation physique dans tous les établissements scolaires du Québec, et destinée au grand public, le 19 septembre 2013 à l'Assemblée nationale par le député péquiste Léo Bureau-Blouin;
lancement le 11 février 2015 d'une campagne de sensibilisation, dans les médias sociaux, visant l'envoi massif de courriels aux élus de l'Assemblée nationale leur demandant de faire part de leurs intentions quant au peu de temps accordé à l'éducation physique des jeunes du préscolaire dans les écoles du Québec.
en mars 2016, lancement d'une série de quatre massages, dans les médias sociaux, visant une fois de plus les élus et la population en général sur le peu de temps accordé à l'éducation physique des jeunes du préscolaire dans les écoles du Québec;
le 12 avril 2017, publication d'une vidéo critiquant la nouvelle Politique nationale du sport et de l'activité physique dans laquelle n'apparaît nulle part l'éducation physique et à la santé;
le 2 septembre 2018, à l'occasion de la campagne électorale québécoise, publication d'un article intitulé "Le mirage de la santé à l'école" faisant une fois de plus ressortir la nécessité d'offrir des cours d'éducation physique aux tout-petits du préscolaire;
le 6 septembre 2018, également pendant la campagne électorale, publication d'une série de vidéos dans les réseaux sociaux sous le thème "Question simple pour politiciens compliqués", toujours en appui à l'addition de cours d'éducation physique au préscolaire.

Moments forts de nos actions passées...
D'abord une pétition en 2001...

En juin 2001, la députée du comté de Mille-Îles, madame Lyse Leduc, déposait à l’Assemblée nationale une pétition de 13441 signatures demandant du gouvernement du Québec, entre autres, que le temps alloué à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé soit augmenté de manière significative dans les écoles du Québec. Ce dépôt officiel s’inscrivait dans le cadre d’une démarche menée par notre comité formé d’éducateurs physiques enseignants et de parents d’élèves.

Notre action visait à faire reconnaître l’éducation physique comme outil de premier plan dans la formation des jeunes et la transmission de saines habitudes de vie. Or, avec l’avènement de la réforme de l’Éducation, les élèves du primaire n’avaient droit qu’à 60 minutes d’éducation physique par semaine en moyenne (notons toutefois qu'on a "proposé" aux écoles, depuis septembre 2006, de faire passer ce temps à 120 minutes).

Après avoir recueilli, avec peu de moyens, un impressionnant total de signatures en faveur de nos démarches, après avoir su intéresser les médias nationaux à cette cause et après même avoir rencontré le ministre de l'Éducation de l'époque pour faire entendre nos arguments, le gouvernement du Québec a semblé vouloir réorienter son approche pour contrer les effets de la sédentarité chez les jeunes.

Dans son plan d'action initial, le gouvernement se limitait en effet à multiplier les activités parascolaires, au secondaire en particulier, sans reconsidérer à la hausse le temps accordé à l'enseignement de l'éducation physique et à la santé à l'école, un non-sens lorsqu'on considère qu'une solution efficace et durable doit inévitablement impliquer tous les jeunes du Québec et non uniquement le faible pourcentage d'adeptes d'activités sportives.

C'est pourquoi nous avons procédé à une consultation auprès de comités de parents et de conseils d'établissement du Québec, de même qu'auprès de conseils municipaux et d'organismes liés de près à la santé en général. Pour soutenir toutes ces personnes dans leurs réflexions et discussions, nous avons publié de nombreux documents expliquant l'ensemble de nos démarches et le but visé dans nos archives. Le nombre d'appuis est considérable et mérite qu'on en consulte la liste. N'hésitez pas à y faire un "saut". Beaucoup reste encore à faire...


Initialement une pétition électronique...

Note: Veuillez ne pas faire suivre cette pétition à qui que ce soit puisqu'elle a déjà été déposée à l'Assemblée nationale en juin 2001. Initialement, le texte qui suit avait été envoyé à quelques personnes par le courrier électronique. Devant l'intérêt qu'a suscité notre démarche et la réaction de la presse québécoise en général, une version papier de la pétition a ensuite été mise à la disposition du grand public. Celle-ci peut être consultée dans nos archives.

À toutes les Québécoises et tous les Québécois croyant à la nécessité d’accorder plus de temps à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé à l’école,

Vous recevez aujourd’hui cette pétition électronique que je m’engage personnellement à faire parvenir en votre nom au Premier ministre du Québec ainsi qu’aux ministres Trudel, Maltais, Legault, Baril et Legendre d’ici le 12 mai 2001. Celle-ci n’est pas destinée uniquement aux enseignants en éducation physique et à la santé mais bien à toute personne adulte utilisant Internet qui considère que la santé de nos jeunes doit être priorisée dans le cadre de la réforme actuelle de l’éducation.

Le désengagement des jeunes Québécois envers l’activité physique et le peu de temps mis à la disposition des éducateurs physiques enseignants pour accomplir leur mission éducative imposent qu’un geste politique soit posé afin de remédier rapidement à ce qui paraît maintenant inévitable: la santé et l’avenir de nos adultes de demain est fortement compromise. Notre devoir est donc de faire valoir notre opinion et de réclamer que des changements majeurs soient apportés en éducation dans les plus brefs délais.

Si vous acceptez de signer cette pétition électronique, veuillez lire attentivement la procédure qui suit.

PROCÉDURE À SUIVRE POUR SIGNER ET TRANSMETTRE LA PÉTITION À D’AUTRES PERSONNES SUSCEPTIBLES D’ÊTRE INTÉRESSÉES:

1. Si vous recevez plusieurs fois cette pétition dans votre courriel, veuillez n’en signer qu’UNE SEULE COPIE.

2. Votre signature électronique doit comprendre vos nom, occupation, lieu de résidence et adresse de courriel (ex.: Pierre Santé, enseignant en éducation physique au primaire et parent, Ville de la Santé, pierre@educationphys.com). Elle doit être ajoutée au bas du texte de la pétition et des autres signatures s’il y a lieu.

3. Lorsque vous aurez signé la pétition, faire suivre le texte et les signatures uniquement à des gens de votre entourage et non à des inconnus. Les adresses de courriel ainsi recueillies ne seront donc pas utilisées à d’autres fins.

4. Si vous désirez expédier le contenu de la pétition À PLUSIEURS PERSONNES À LA FOIS, vous assurer de faire suivre les signatures À UNE SEULE d’entre elles afin d’éviter que des signataires apparaissent plus d’une fois à la pétition officielle.

5. Si vous êtes la DIXIÈME PERSONNE à signer ladite pétition, faire parvenir les dix signatures en question à l’adresse petition@bandesportive.com sans les ajouter à d’autres envois de votre part à des collègues ou amis.

6. AU PLUS TARD LE 11 MAI 2001, si vous avez reçu une copie de la pétition mais que le total de signatures y apparaissant ne correspond pas au nombre maximum de 10, veuillez la retourner immédiatement à l’adresse petition@bandesportive.com de manière à vous assurer que les signatures en question apparaîtront bien à la pétition officielle.

7. Toutes les informations recueillies seront utilisées uniquement pour l’envoi d’une pétition officielle qui sera expédiée en date du 12 mai 2001 aux personnes citées précédemment.

8. Cette initiative n’est fondée sur aucune visée commerciale de quelque nature que ce soit. Si le nombre de signatures à la pétition n’est pas significatif, celle-ci ne sera tout simplement pas acheminée à ses destinataires. Merci d’y contribuer!


Texte de la pétition électronique

Monsieur Bernard Landry,
Premier ministre du Québec

Monsieur Rémy Trudel,
ministre d’État à la santé et aux Services sociaux

Madame Agnès Maltais,
ministre déléguée à la Santé, aux Services sociaux et à la Protection de la jeunesse

Monsieur François Legault,
ministre d’État à l’Éducation et à la Jeunesse

Monsieur Gilles Baril,
ministre responsable du Loisir et du Sport

Monsieur Richard Legendre,
ministre délégué au Tourisme, au Loisir et au Sport


Nous soussignés constatons que la condition physique des jeunes Québécoises et Québécois s’amenuise avec les années au point de mettre sérieusement en péril la santé de ceux qui devront assumer la destinée du Québec pour les décennies à venir. Nous constatons aussi que les 60 minutes d’éducation physique et à la santé prescrites à l’heure actuelle dans la réforme de l’éducation au secteur primaire sont nettement insuffisantes pour y intégrer efficacement le nouveau volet santé. Les habitudes de vie des jeunes ayant énormément changé en l’espace d’une génération, nous croyons que l’État a pour responsabilité d’en faire dès maintenant une priorité.

C’est pourquoi "nous demandons au Gouvernement du Québec de s’engager à mettre en place des mesures visant à améliorer la condition physique des jeunes et à augmenter de manière significative, dans les plus brefs délais, le temps alloué à l’enseignement de l’éducation physique et à la santé dans tous les établissements scolaires."

Il va sans dire que nous souhaitons recevoir de votre part une réponse écrite à cette pétition qui se veut constructive puisqu’elle tire son essence du bien-être des jeunes et de l’avenir de notre société québécoise.

Veuillez agréer nos salutations les plus distinguées!


"Opération 55" en 2004...

Note: Veuillez ne plus donner suite à cette proposition. Étant donné l'engagement pris par le premier ministre du Québec et le ministre de l'Éducation le 14 octobre dernier et qui touche la clientèle scolaire du primaire, nous mettons un terme à l'Opération 55 sans pour autant abandonner notre travail auprès du MÉQ pour les secteurs du préscolaire, du secondaire, voire du collégial.

Texte publié pendant la tenue de l'Opération 55

Investir dans un REÉR-Santé

Le comité invite les citoyens du Québec, qui partagent sa préoccupation en regard de la santé des jeunes, à continuer de participer en grand nombre à l’ « Opération 55 » . On se souvient que cette campagne de mobilisation, menée sans pancartes ni slogans haineux, suggère à chaque citoyen d’expédier une lettre au ministre Reid en investissant 55 ¢ dans un REÉR-Santé, ce qui correspond au simple achat d’un timbre-poste. Le contenu de cette lettre interpelle directement le ministre de l’Éducation et exige de sa part une réponse :

« Expliquez-nous pourquoi vous n’avez pas l’intention de garantir un minimum décent d’éducation physique et à la santé dans les écoles du Québec alors qu’il s’agirait pourtant d’un moment privilégié de formation, et de prévention, en matière de santé auprès de TOUS les jeunes. »

L’intention du ministre est de laisser chaque conseil d’établissement décider seul de l’utilisation qu’il entend faire des 90 minutes de temps de classe supplémentaire déjà annoncées. À des problèmes d’obésité et de sédentarité ressentis sur tout le continent nord-américain, le ministère de l’Éducation choisit donc de répliquer par des mesures locales sans émettre de directives particulières.

Le gouvernement du Québec a pourtant déjà fait savoir que son principal cheval de bataille était la santé. Le Comité d’action ÉPS s’interroge ainsi sur la motivation du ministre Reid à ne pas engager davantage son ministère alors qu’il pourrait à lui seul, sans coûts additionnels, plonger tous les jeunes du Québec dans de saines habitudes de vie, là où ils passent la majeure partie de leur temps, pendant toute leur formation scolaire primaire et secondaire.

Le comité rappelle que les mesures annoncées par le gouvernement précédent, avant les dernières élections provinciales, avaient fait l’unanimité auprès des intervenants des secteurs de la santé et de l’éducation. Il considèrerait extrêmement dommage que le gouvernement se détache de ses responsabilités et compromette ainsi l’avenir de nos jeunes et la qualité de leurs apprentissages.

On peut, au besoin, télécharger une LETTRE-TYPE, en formats
PDF et Word, à adresser au ministre à partir de nos archives. Les personnes qui désirent nous appuyer peuvent également souscrire doublement à ce REÉR-Santé en expédiant une lettre du même type au premier ministre Charest.

10 200 Québécois s'expriment pour plus d'éducation physique dans toutes les écoles du Québec
LA PÉTITION ÉDUCATION PHYSIQUE ET SANTÉ
DES JEUNES COURONNÉE DE SUCCÈS!

Il s'agissait d'une belle occasion pour toute la population québécoise de prendre position dans le dossier de la santé des jeunes. Nous souhaitions inciter les Québécoises et Québécois à signer notre pétition électronique et, à leur tour, à faire suivre ce texte à tous leurs contacts via le courriel et les réseaux sociaux. Notre objectif? Obtenir 10 000 signatures... Mission accomplie!

Pourquoi cette pétition?

Le Comité d’action ÉPS a fait circuler la pétition électronique "ÉDUCATION PHYSIQUE ET SANTÉ DES JEUNES", hébergée sur le site de l’Assemblée nationale, en faveur d’un nombre minimum d’heures obligatoires d’éducation physique dans tous les établissements scolaires :


Depuis plusieurs années, nous tentons de convaincre le gouvernement du Québec d’instaurer des mesures efficaces visant à contrer les effets de la sédentarité des jeunes sur leur santé et leur bien-être, et éventuellement sur les finances publiques.

Inlassablement, la réponse de nos élus se limite à une majoration de l’offre de services en activités parascolaires. Pourtant, jusqu’ici, cette option a engendré peu d’effets réels sur les pratiques des jeunes puisqu’elle n’en rejoint qu’une faible proportion. On constate d’ailleurs que la plupart des jeunes s’y inscrivant sont déjà adeptes de l’activité physique régulière.

Plus que jamais, nous sommes convaincus que la solution passe prioritairement par l’école, à l’intérieur de l’horaire de cours obligatoires, par le décret d’un plancher minimum d’heures d’éducation physique et à la santé à respecter dans tous les établissements scolaires, du préscolaire au secondaire. Il s’agit à nos yeux de l’approche la plus démocratique qui soit puisqu’elle garantit la même formation initiale à tous les jeunes, quelle que soit leur classe sociale.


Dépôt officiel en septembre 2013

Du 8 avril au 8 juillet 2013, les Québécoises et Québécois ont donc pu manifester leur appui à notre approche en signant la pétition « Éducation physique et santé des jeunes », hébergée sur le site de l’Assemblée nationale du Québec, et parrainée par le député de Laval-des-Rapides, M. Léo Bureau-Blouin :

En acceptant cette responsabilité, M. Bureau-Blouin s’est engagé à la déposer officiellement à l’Assemblée nationale lors d’une séance ordinaire à l'automne.

Le lancement de cette pétition électronique a coïncidé avec le début d’une vaste consultation menée par le MÉLS, aux quatre coins du Québec, visant l’élaboration d’une politique nationale du sport, du loisir et de l’activité physique à venir d’ici la fin 2013. À l’heure actuelle, le mandat du groupe de travail affecté à la rédaction de cette politique ne permet pas de reconsidérer à la hausse le temps alloué à l’éducation physique et à la santé dans les écoles, une situation qu’il faut corriger à tout prix.

C’est pourquoi cette pétition s’avère pertinente, voire nécessaire, afin de sensibiliser la population au problème récurrent de reconnaissance de l’éducation physique comme outil de formation de premier plan pour une jeunesse en santé.


Campagne de sensibilisation dans les médias sociaux
UN COURRIEL AUX DÉPUTÉS
POUR DES "P'TITS COEURS" À DÉVELOPPER!

À l'occasion de la Saint-Valentin, la population québécoise a été invitée à partager le texte suivant dans les réseaux sociaux.

On ne parle plus que de dollars au Québec par les temps qui courent. Tout semble se monnayer tandis que les grands enjeux sociaux, eux, perdent de leur lustre aux yeux des décideurs.

Dans les jours précédant la Saint-Valentin, l'idée nous est venue d'inciter les citoyens du Québec, qui partagent nos préoccupations à l'égard de la santé des jeunes, à envoyer un courriel aux députés de l'Assemblée nationale afin de les sensibiliser au fait que nos « p'tits cœurs », les tout-petits de 5 ans du préscolaire, n'ont toujours pas droit à une formation décente en éducation physique et à la santé.

Si le cœur vous en dit, la façon de vous impliquer est simple. Il vous suffit de copier et coller le texte qui suit dans un message que vous pourrez adresser au(x) député(s) de votre choix, sans oublier le Premier ministre et ses ministres de la Santé, de l'Éducation et de la Famille. Vous trouverez d'ailleurs les coordonnées de la plupart d'entre eux à cette adresse.

Pour joindre le Premier ministre, il vous faudra plutôt accéder à cette page et compléter un formulaire.

On ne parle plus de santé des jeunes alors que la conjoncture actuelle nous presse d'agir. N'hésitez donc pas à relayer ou partager ce message à tous vos contacts. C'est pour une bonne cause.

Proposition de texte à adresser à votre député

Madame,
Monsieur,

Les enfants de 5 ans, qui fréquentent pour la première fois une école publique, ne prennent pas tous le départ avec une chance égale de réussite. Alors qu’il est devenu possible pour leurs « aînés » du primaire, depuis le milieu des années 2000, de bénéficier d’un minimum de deux heures d’éducation physique par semaine — bien qu’il existe toujours un nombre important d’écoles récalcitrantes — le ministère de l’Éducation n’a toujours pas émis la moindre directive à ce sujet pour le préscolaire.

L’injustice est flagrante. Nombreux, en effet, sont les enfants qui font leurs premiers pas dans le monde scolaire avec déjà un retard important dans leur développement moteur et social. Pendant 30 petites minutes par semaine en moyenne, parfois moins, des enseignants tentent donc de leur apprendre à jouer prudemment, à différencier leur main droite de la gauche, à partager le ballon avec un autre enfant plutôt que de le lui arracher des mains, à franchir des obstacles dans le respect de leurs limites et des autres qui les entourent, à grimper, rouler, sauter, etc.

Ces enfants, pour qui tout est à apprendre, qui fréquentent les mêmes écoles et montent à bord des mêmes autobus scolaires, passent très exactement 18 minutes par jour à ne rien faire, ou presque, pendant que leurs aînés sont en cours. Parfois, on étire quelque peu la période du dîner avec eux. Parfois, on les garde bien sagement assis en classe en attendant le retour de leur enseignante. Parfois aussi, pour ceux qui ont de la veine, on les supervise dans une quelconque activité de dessin ou de bricolage. Une chose est sûre: il est grand temps de rétablir une certaine justice en éducation en permettant à tous les jeunes, même aux tout-petits, de profiter des bienfaits de l'éducation physique sur leur développement, leur bien-être et leur santé future.

Je souhaiterais donc savoir dans quelle mesure vous comptez vous impliquer dans ce dossier afin de convaincre vos collègues de l'Assemblée nationale d'agir enfin en faveur de ces jeunes qui, faut-il le rappeler, ne forment pas une sous-catégorie d'enfants mais bien une richesse collective à préserver, parce que c'est de notre avenir dont il est question.

Veuillez agréer mes salutations distinguées.



Campagne de sensibilisation dans les médias sociaux
SÉRIE DE MESSAGES POUR PLUS D'ÉDUCATION PHYSIQUE AU PRÉSCOLAIRE!

Il ne se passe toujours rien à Québec, rien qui nous laisserait présager une quelconque ouverture en faveur d'une augmentation, si minime serait-elle, du temps accordé à l'éducation physique dans les écoles, au préscolaire en particulier. Même qu'on pourrait dire que la porte semble bien verrouillée à cet effet.

Devant l'indifférence quasi maladive de nos élu(e)s dans le dossier du préscolaire, nous avons une fois de plus tenté une offensive qui visait simplement à faire réaliser que le problème est bien loin d'être réglé même si le sujet ne soulève plus les passions dans les médias, entre autres.

Nous avons donc lancé en mars 2016 une série de quatre messages dans les réseaux sociaux, Facebook et Twitter, qui visait à sensibiliser — voire mobiliser — la population en général au problème, dans l'espoir que ces messages puissent se frayer un chemin jusqu'aux écrans de nos politiciennes et politiciens, à Québec.

On peut prétendre que cette initiative fut couronnée de succès... auprès de la population. Par exemple, notre tout premier envoi via Facebook a atteint près de 64000 personnes!

Nous avons profité de l'occasion pour contacter par écrit de nombreux politiciens du Québec dont certains n'ont pas répondu à lettre ou se sont tout simplement contenté de nous transmettre un accusé de réception.

M. Philippe COUILLARD
Premier ministre du Québec
M. Sébastien PROULX
Ministre de l'Éducation, du Loisir et du Sport
M. Gaétan BARRETTE
Ministre de la Santé et des Services sociaux
M. Pierre Karl PÉLADEAU
Chef de l'opposition officielle
M. Alexandre CLOUTIER
Porte-parole de l'opposition officielle en matière d'éducation, de recherche et de persévérance scolaire
Mme Diane LAMARRE
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de santé et d'accessibilité aux soins
M. Sylvain PAGÉ
Porte-parole de l'opposition officielle en matière de saines habitudes de vie, de loisir et de sport
M. François LEGAULT
Chef de la deuxième opposition officielle
M. Jean-François ROBERGE
Porte-parole de la deuxième opposition officielle en matière d'éducation, d'enseignement supérieur, de recherche et de science
M. François PARADIS
Porte-parole de la deuxième opposition officielle en matière de santé et de services sociaux
M. Sébastien SCHNEEBERGER
Porte-parole de la deuxième opposition officielle en matière de loisir et de sport
Mme Françoise DAVID
Porte-parole de Québec solidaire et députée de Gouin
Mme Manon MASSÉ
Députée de Sainte-Marie-Saint-Jacques
M. Amir KHADIR
Député de Mercier

C'est toujours le temps vous impliquer! Vous pouvez transmettre à votre tour nos messages à tout votre entourage! C'est pour une bonne cause...


Publication d'une vidéo dans les médias sociaux
AUTRE DÉMARCHE EN FAVEUR DES JEUNES DU PRÉSCOLAIRE

Dans sa politique nationale de l'activité physique, du sport et du loisir, Québec a une fois de plus évité de parler d'éducation physique ou de formation... Difficile de comprendre que l'École, dans son horaire de cours réguliers obligatoires, ne soit pas appelée à y jouer un rôle majeur.

Une fois de plus, le mot d'ordre se résume à "faire bouger les jeunes" mais on ne sent pas que nos décideurs accordent quelque importance que ce soit à l'éducation physique dans le cheminement des jeunes. C'est ce que nous avons voulu exprimer dans ce diaporama mis en ligne le 12 avril 2017 et expédié au ministre de l'Éducation.



Rédaction d'un article destiné aux médias sociaux
LE MIRAGE DE LA SANTÉ À L'ÉCOLE

Avec comme toile de fond les élections générales 2018 au Québec, nous avons publié le 2 septembre 2018 un article dans La bande sportive E.P.S., et repris dans les médias sociaux, dénonçant l'attitude plus que désinvolte des politiciens en général quant à leur implication dans le dossier de la santé des jeunes.

Le mirage de la santé à l'école

Élections 2018: Le monde politique s'illustre par son manque de conviction

L’opération est complétée. Tous les jeunes du Québec sont officiellement de retour à l’école!

Pour les petits nouveaux, les enfants du préscolaire, cela signifie qu’on pourra enfin jouer dans la cour des grands, avec les avantages que cela comporte. Mais à vrai dire, ces jeunes de 5 ans, et leurs parents, découvriront vite qu’ils n’ont pas tout à fait droit aux mêmes privilèges que leurs aînés.

Certes, on leur expliquera à quel point il est important pour tous, jeunes et moins jeunes, de prendre soin de leur santé, d’adopter de saines habitudes de vie, qui feront d’eux des adultes en forme et plus efficaces sur le marché du travail. C’est pourquoi on les incitera à bouger, bouger, et encore bouger, le mot d’ordre des 15 dernières années au ministère de l’Éducation.

Pendant la période électorale, on leur promettra une heure d’activité physique par jour, des récréations supplémentaires, des programmes, des activités parascolaires, des jeux dans la cour d’école, des danses devant un écran, des sandwichs, une deuxième carte soleil, et l’abolition d’examens qu’on juge "trop stressants" en éducation physique. Mais pas un mot, justement, sur de quelconques cours au préscolaire. Et pourquoi donc? Tout simplement parce que ce droit n’existe pas pour un enfant de 5 ans au Québec, ou si peu.

Bref, c’est la rentrée des négligés.

Il y a longtemps que les politiciens ont retiré de leur vocabulaire le mot "former". En éducation, la mode est plutôt au plaisir, aux slogans accrocheurs, aux vedettes sympathiques, mais certainement pas aux contenus d’enseignement. Ce n’est pas assez vendeur comme approche, d’autant plus que ça coûte du fric...

Conséquemment, le rôle de l’éducation physique dans le parcours scolaire des jeunes devient un simple outil parmi tant d’autres pour faire bouger les jeunes et n’est d’aucun intérêt politiquement. Alors, à quoi bon offrir des cours à des tout-petits qui en auraient pourtant grand besoin.

La stratégie est claire. L’éducation à la santé passe inexorablement par une surmultiplication des occasions de bouger, et ce, avec l’assurance que les écoliers vont y prendre part, les apprécier, et nécessairement se construire des habitudes. De plus en plus, l’école québécoise adhère ainsi à une mode d’activation et passe en mode exécution. Mais on oublie que la mission première de l’école québécoise devrait d’abord s’orienter vers une meilleure formation.

Il est facile de faire bouger les jeunes dans un cadre scolaire. Qu’on organise une kermesse, des olympiades, une marche, une soirée de danse, une classe rouge, verte ou blanche, ils y participeront avec entrain, le sourire aux lèvres, mais notre défi sociétal est ailleurs. Comment, en effet, les influencer au point qu’ils fassent eux-mêmes le choix de pratiquer une quelconque activité physique lorsqu’ils se retrouveront seuls et devront occuper leurs temps libres? C’est là une autre paire de manches!

Des effets mitigés

Les plus récentes données recueillies par Statistiques Canada¹ en témoignent. L’approche basée presque exclusivement sur la promotion du "bouger à tout prix", jusqu’ici privilégiée par nos élus, a eu peu d’effets sur les pratiques et habitudes de nos jeunes d’âge scolaire. Pendant dix ans, les chiffres n’ont pas changé. Seulement un enfant sur trois pratique une activité physique au moins une heure par jour.

Sans parler d’un échec, on devra tôt ou tard admettre que la seule promotion de saines habitudes de vie auprès des jeunes n’est pas garante d’effets positifs sur leurs habitudes.

Il faut bien sûr répondre "oui" au plaisir ressenti dans la pratique d’activités stimulantes et diversifiées à l’école, et "oui" à la nécessité de faire bouger les jeunes, mais certainement pas en substitution à une formation de qualité, nécessaire à l’acquisition de saines habitudes de vie.

L’État — comme les familles — doit assumer sa part de responsabilité dans la lutte contre la sédentarité chez les jeunes observée ces deux dernières décennies. Il ne peut pas éternellement se soustraire de son obligation de créer un environnement favorable à leur épanouissement.

Cet environnement est d’abord physique, certes : pistes cyclables en nombre suffisant, accessibles et sécuritaires, trottoirs aménagés dans toutes les rues pour se rendre à pied à l’école, parcs bien entretenus, cours d’école attrayantes, etc. Mais il englobe également les expériences motrices signifiantes et "guidées" offertes aux élèves, ce qui doit inclure les cours d’éducation physique.

Comme tous les écoliers du Québec, un enfant du préscolaire a besoin d’être placé dans des contextes d’apprentissage variés, avec en arrière-plan des intentions précises. Cette stimulation à la fois physique et cognitive favorise l’introspection tout en lui faisant vivre des petits succès, des sensations agréables du type de celles qu’on a le goût de revivre, de recréer... au point d’en développer une habitude.

Dans une société où l’on insiste quotidiennement sur l’importance d’adopter un mode de vie sain et actif, il est inconcevable qu’un enfant de 5 ans n’ait toujours pas droit à des cours d’éducation physique comme tous les autres jeunes du Québec.

La mode de faire simplement bouger les jeunes a pris l’allure d’une règle élémentaire en politique. Cependant, les résultats obtenus jusqu’ici ont été pour leur part bien secondaires. Plus que jamais, la balle est dans le camp des politiciens.

¹ Reportage de Radio-Canada diffusé le 18 octobre 2017.


Partage de vidéos dans les médias sociaux
QUESTION SIMPLE
POUR POLITICIENS COMPLIQUÉS

En septembre 2018, pendant la campagne électorale provinciale, nous avons mis en ligne dans les réseaux sociaux une série de vidéos, sous le thème "Question simple pour politiciens compliqués", insistant sur la nécessité pour quelque parti politique que ce soit de s'engager à offrir des cours d'éducation physique à tous les enfants du préscolaire, comme ce qui est le cas pour tous les autres jeunes du Québec (primaire, secondaire et collégial).

L'objectif visé par cette démarche était de susciter les discussions sur ce problème qui perdure et, dans le meilleur des cas (!), d'inciter les différentes formations politiques à poser un geste...

La vidéo du 6 septembre 2018:


La vidéo du 9 septembre 2018:


La vidéo du 17 septembre 2018:


La vidéo du 19 septembre 2018:



Des chiffres Nouvelles